Easy virtue
En Angleterre se dessine, à l’aube des années 1930, une guerre ouverte entre une belle-mère et la femme de son unique fils
John Whittaker (Ben Barnes) épouse Larita (Jessica Biel), une Américaine avant-gardiste pilote de course rencontrée au Grand Prix de Monte-Carlo. Lors d’une visite au domaine familial des Whittaker, la guerre est déclenchée. Larita, qui détonne dans la famille de son mari, est froidement accueilli par Mrs Whittaker et ses deux filles, Hilda et Marion. La guerre est déclarée. Les coups sournois fusent, jusqu’au jour où les lourds secrets sont déterrés...
Adapté d’une pièce de Noel Coward parue en 1924 et qui a également été l’objet d’un film muet réalisé par Alfred Hitchcock en 1928, Easy virtue (v.f. Un Mariage de rêve) nous transporte dans l’Angleterre des années 1930, dans une famille de la haute société britannique qui croule sous les dettes et vit dans un monde désormais révolu. Le film oscille entre un récit d’époque, avec les costumes et les répliques tout droit sorties d’un classique shakespearien, et d’un film actuel et moderne. Une touche d’actualité certaine nous éloigne des films d’époque ennuyants à mourir, mais les décors et l’histoire sont là pour nous rappeler le lieu et le temps durant lequel se déroule le film.
Certains plans et mouvements de caméras sont très artistiques et ne représentent en rien ce qu’on retrouve habituellement dans les films d’époque et qui apporte cette légèreté moderne au film. C’est également ce qui apporte sa magie au film, qui lui donne un aspect particulier, un petit quelque chose.
L’histoire est intemporelle. Après tout, une relation difficile entre une belle-mère et sa belle-fille est une histoire qui pourrait avoir lieu à n’importe quel endroit dans le monde et à n’importe quelle période de l’histoire. Et c’est probablement ce qui a permis au réalisateur, Stephan Elliott, de déroger à l’aspect historique et film d’époque qui était si présent dans la pièce originale.
Les acteurs Jessica Biel et Ben Barnes sont fabuleux et resplendissent dans cette maison aux habitants ternes et sans couleurs. Leur bonheur irradie l’écran et leur jeu est parfait. La transition entre la joie des débuts et le désarroi, une fois la vérité découverte, se fait parfaitement dans les deux cas. Colin Firth, qui interprète Mr Whittaker, un drôle de spécimen qui semble avoir décroché complètement de la réalité, semble parfaitement à l’aise dans son rôle. Et Kristin Scott Thomas a trouvé le moyen de resplendir malgré ses habits ternes et son teint cireux.
Easy virtue (v.f. Un Mariage de rêve) est un magnifique compromis entre les amateurs de films d’époque et les comédies actuelles.



del.icio.us
Digg
MySpace
Google
Twitter
Postez votre commentaire