Jean du Far West
Jean Dujardin incarne Lucky Luke avec brio dans un film réalisé par James Huth.
L’homme qui tire plus vite que son ombre retourne dans la ville qui l’a vu grandir. Il a pour mission de débarrasser Daisy Town de tous les brigands, ce qui, au premier abord, ne semble pas facile, puisqu’elle en est infestée. La mission se complique lorsque les souvenirs, pas tous très heureux, commencent à surgir dans l’esprit du cowboy. Et tout ceci, sans compter les pièges tendus par les bandits peuplant Daisy Town, qui désirent garder le contrôle sur leur ville. Lucky Luke croisera Billy the kid (Michaël Youn), Pat Poker (Daniel Prévost), Calamity Jane (Sylvie Testud) et Jesse James (Melvil Poupaud), qui rêvent tous de voir tomber celui qui se fait un honneur de ne jamais tuer ses adversaires. Réussira-t-il à contourner tous les pièges des plus grands bandits de l’ouest?
Jean Dujardin donne vie à Lucky Luke dans ce long-métrage de James Huth. Le choix de l'acteur se justifie dès les premiers instants du film : Jean Dujardin a une attitude parfaite pour incarner ce personnage qui a peuplé la jeunesse de bien des gens. La ressemblance est saisissante et on se laisse rapidement et facilement embarquer dans le jeu. Les paysages, les costumes et la représentation générale du dessin animé sont tous excellents et donnent l’impression de s’y retrouver. Et que dire des scènes où l’on le voit au loin, dans sa caravane tirée par Jolly Jumper?
Le film est très humoristique et assume bien cet aspect particulier. On y intègre de façon totalement hilarante la parole dont est dotée Jolly Jumper, ce que Lucky Luke ne semble pas trouver très drôle au premier abord. L’introduction de plusieurs éléments cocasses, tout en faisant un clin d’œil aux westerns par des plans de caméras typiques de ce genre de cinéma est très réussie. Et l’humour vient de toutes parts : autant de Jolly Jumper que de Lucky Luke, mais aussi des célèbres bandits qui sont, par le fait même, ridiculisés. L’humour est définitivement l’aspect le plus important du film, celui qui tient l’intrigue ensemble et qui permet de présenter un contenu cohérent.
Il importe de faire une mention spéciale pour la musique, qui crée un univers tout particulier. L’interprétation de My Lonesome Cowboy par Alexandra Lamy, qui interprète la langoureuse et ensorcelante chanteuse de saloon, est parfaitement ajustée à l’ambiance du film.
Lucky Luke n’est ni un succès, ni un échec total. Il se montre très représentatif de la bande dessinée originale et est, par moments, bien comique. Toutefois il manque ce petit je-ne-sais-quoi pour lui permettre de se demarquer et lui valoir la mention à voir absolument.
À l’affiche dès le 29 janvier.



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